La destruction d'espèces protégées et de leur habitat

L’exploitation d’une carrière de matériaux calcaires par la société COGESUD pendant 30 ans sur le plateau d’Audun-le-Tiche est susceptible de porter atteinte au milieu naturel et aux espèces protégées présentes sur le secteur.

 

La Coronelle lisse (petite couleuvre), le Muscardin (rongeur vivant dans les haies) ainsi que de nombreuses chauves-souris font partie des espèces protégées dont la présence a été révélée par l’étude environnementale de la demande d’autorisation d’exploiter.

 

Le dossier de COGESUD prévoit la destruction d’individus, la perte d’habitat et le dérangement de ces espèces protégées au cours de l’exploitation.

 

Alors qu’elle se heurte ainsi aux interdictions d’activités prévues par le régime de protection stricte des espèces tel que prévu par l’article L. 4111 du Code de l’environnement, la société COGESUD manque totalement à l’obligation légale de réaliser un dossier de demande de dérogation relatif aux espèces protégées.

 

Pourtant, l’administration doit pouvoir examiner si le calibrage et la pérennité des mesures de suppression, réduction et compensation d’impact sont conciliables avec les exigences liées au respect des espèces protégées afin que le projet de carrière ne porte pas atteinte à l’équilibre naturel du secteur. 

Muscardin

(photo Björn Schulz - Wikipedia)

Coronelle lisse

(photo Christian Fischer - Wikipedia)

Risques environnementaux

Une atteinte à la fonctionnalité des corridors écologiques

Le projet COGESUD est situé dans un secteur à enjeux forts en matière de déplacement de la faune : voie ferrée, jonction entre le bois de Butte et le massif des Seize arpents.

 

Le passage des engins, l’installation de concassage et de criblage, l’installation de recyclage des matériaux, les tirs de mine et l’extraction provoqueraient bruits et vibrations. Ces nuisances quotidiennes prévues sur 30 ans pourraient causer des dérangements et avoir un effet néfaste sur les déplacements de la faune au sein des corridors écologiques.