Des sous-sols naturels ou exploités déjà instables et fragilisés

 

Le site choisi par COGESUD est situé au-dessus des galeries minières inexploitées depuis 1997.

 

Le projet COGESUD placerait la carrière sur une aire d’aléas miniers regroupant plusieurs zones, donc certaines inconstructibles : jaune mais surtout rouge (classée en forte probabilité d’affaissement) et plus grave encore, une zone à effondrement brutal au sud de l’emplacement envisagé.

 

Les galeries de la zone concernée sont parmi les plus anciennes de l’exploitation. Elles sont également situées à une faible profondeur (130 mètres) et sont recouvertes de couches rocheuses partiellement déconsolidés.

 

La profondeur annoncée de la carrière étant de 35 mètres, il y a tout lieu de craindre que l’usage répété d’explosifs pendant trente ans n’entraînerait une plus grande fragilisation des piliers et des galeries mettant ainsi en péril la stabilité des sols autour de la carrière.

 

Notre sous-sol souffre également d’un second talon d’Achille du fait de la présence proche de cavités karstiques qui sont à l’origine d’effondrements dans le quartier de Cantebonne à Villerupt situé à 700 mètres à l’Ouest du projet.

 

COGESUD ne prend pas en compte cet aléa alors qu’une étude du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) fait état de ces cavités et de leurs incidences néfastes sur la stabilité des sols de ce quartier. COGESUD a choisi tout bonnement d’ignorer cette étude.

 

Au lieu d’inclure la nature des actions des galeries et des cavités dans l’analyse des impacts de ses explosifs, COGESUD considère que c’est inutile vu que l’effondrement brutal peut arriver à tout moment et de manière irrémédiable d’après le Plan de prévention des risques miniers (PPRM). Cela a été écrit tel quel dans l’étude d’impact et confirmé par le sismologue lors de la réunion publique qui s’est tenue à Audun-le-Tiche le 19 novembre 2014.

 

A la lecture de ce type d’expertises, nous pouvons nous questionner : depuis quand le principe de précaution doit-il s’incliner devant la fatalité pour justifier l’emploi d’explosifs pouvant fracturer des dizaines de tonnes de roches à chaque tir ?

 

Dans l’impossibilité de trouver une réponse valable, nous ne pouvons décemment pas accepter une expertise qui se base sur un tel postulat.

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Risques miniers

Une grave menace sur les barrages d’acheminement des eaux potables

 

L’effondrement des galeries potentiellement provoqué par les explosifs aurait pour effet collatéral de détruire les ouvrages de barrage qui y ont été montés dans le but de rediriger les eaux pluviales vers les deux puits de collecte Saint-Michel et François.

 

Les barrages vers Saint-Michel passent à moins de 150 mètres à l’Est du site choisi par COGESUD. C’est ainsi l’approvisionnement en eau potable de près de dix mille consommateurs que l’on hypothéquerait.

 

Nous refusons de leur faire courir ce risque quand bien même les ouvrages devaient être détruits par la seule action des galeries.