Avis favorable de la CDNPS : le combat continue


Le projet de carrière n’a toujours pas trouvé son épilogue : 9 mois après l’avis défavorable du commissaire enquêteur rendu au terme de l’enquête publique, la commission départementale de la Nature, des Paysages et des Sites (CDNPS) consultée sur la demande de la société COGESUD a exprimé, malgré les arguments du collectif, un avis favorable.

Le 17 septembre 2015, les membres du collectif associatif qui fédère les oppositions citoyennes à la carrière sur l’ensemble du territoire, se sont mobilisés pour faire valoir leur position devant les représentants de la CDNPS.

Au cours des 20 minutes de temps de parole accordées par la préfecture, Liliane Scudéri, présidente de l'association « Non à la carrière » de Villerupt s'est exprimée pour le compte des deux associations « Non à la carrière » villeruptienne et audunoise, et Frédéric Pokrandt, vice-président du Forum citoyen audunois a présenté l’argumentaire du Forum et d’Empreinte positive.

Confortant les associations citoyennes, d’incontournables acteurs du territoire ont également exprimé les raisons pour lesquelles ils sont farouchement opposés au projet : les maires de Villerupt et d'Aumetz, dont les conseils municipaux avaient délibéré en défaveur de ce projet dangereux et nuisible en 2014.

Exception faite, semble-t-il, à la procédure habituelle, le secrétaire général de la préfecture, qui présidait la commission, a accédé exceptionnellement à la demande de COGESUD de faire intervenir un « expert minier » et un « expert en vibrations » : leur présentation avait évidemment pour but d'invalider les arguments des associations et des premiers magistrats des communes de Villerupt et d’Aumetz. Ces deux experts ont conclu à la solidité des galeries et des ouvrages que les explosifs ne sauraient remettre en cause… Mais quel crédit accorder à l'expert minier, ingénieur technique au terme de sa carrière à la mine d'Audun-le-Tiche, qui n’a jamais été, véritablement, ingénieur des mines ? Quelle impartialité trouver dans l’intervention de l'expert en vibrations, ancien salarié d’un bureau d’études ayant oeuvré pour COGESUD ? Etait-il bien sérieux de leur part de choisir pour modèle la carrière d'Ottange dont la structure géologique est différente de celle du site choisi par COGESUD à Audun-le-Tiche ?!

Après ces interventions, la représentante de la Chambre d'agriculture de la Moselle, membre de la commission, a pris la défense de Monsieur Andriolo, exploitant agricole, quant aux risques que ce projet fait courir sur son exploitation et ses fosses à lisier.

Pendant que le vote se déroulait à huis clos, nous avons été témoin d'une scène assez cocasse : le responsable de COGESUD a sollicité Madame Scudéri pour une entrevue dans le but de travailler avec elle pour qu'elle tente « d’amener la population à adhérer au projet de carrière » (sic). Bien entendu, la présidente de l’association villeruptienne « Non à la carrière » lui a adressé une fin de non-recevoir.

La commission a finalement rendu un avis favorable et la décision revient désormais au préfet de Moselle : la mobilisation citoyenne est plus forte que jamais !


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